C'est quand on quitte les personnes qu'on aime qu'on se rend compte a quel point on tient à elles. C'est ce qui s'est passé, hier soir, avec vous tous. Vous savez, au bout de quatre ans tous ensemble, même si, c'est vrai, on a pas toujours été amis, pas depuis le début en tout cas, on avait l'habitude de se voir tous les jours, on vivait ensemble, et on passait le plus clair de notre temps au même endroit, à suivre les mêmes cours avec les mêmes professeurs. On a tout vécu dans ce collège : on a rit, on a pleuré, on a été en colère, heureux, et encore tout plein de choses. Vous étiez devenu mon quotidien. Et cette année a été encore plus belle que toutes les autres. En faite, je sais pas si je pourrais vraiment vous expliquer avec des mots ce que je ressens. J'ai tellement pas envie de partir à 800 kilomètres de vous tous. Vous êtes les gens les plus gentils, les plus drôles, les plus tarés qui existent sur cette planète. Oui, en gros, je vous aime. Mais ça me parait pas assez fort, comme mot. Cette année, j'ai passé les plus beaux moments de toute ma vie, en particulier la soirée de mon anniversaire, et cette fête de fin d'année, chez moi, qui a été sublime, à mes yeux en tout cas. Danser, rire, chanter, prendre des photos, manger n'importe quoi, faire des jeux tous plus bêtes les uns que les autres, parler, vous serrer tous très très fort dans mes bras, vous dire que je vous aime trop, vraiment trop, et puis pleurer, aussi. Vouloir arrêter le temps, rester à tout jamais avec vous tous, ici, dans mon jardin, avec de la musique et des amis en or. Ce calin collectif, tous ces mots tellement magnifiques dans ce très beau cahier, les jolis cadeaux que je ne méritais pas (merci !), les moments où vous m'avez rassuré quand il y a eu de l'incruste, ou même quand je me disais que j'avais peur de vous perdre, la dernière danse sur Rock This Party comme des hystéros, tout, tout, tout est gravé à JAMAIS. On restera en contact. Je m'en fiche. On restera en contact. Je vous aime démesurément.